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Firefox 3.6 téléchargé 3 millions de fois en quelques heures

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La nouvelle version du navigateur open source édité par la fondation Mozilla, Firefox 3.6, a été téléchargé 3 millions de fois dans le monde, moins de 24 heures après son lancement.

Vendredi 22 janvier, à 6h, le compteur du site de Mozilla, indiquait 3,06 millions de téléchargements pour cette mouture. La version 3.6 de Firefox introduit plusieurs fonctionnalités, comme les habillages personnalisables («Personas»), un module de mise à jour des plugins pour se protéger contre d’éventuelles failles de sécurité, ou encore le visionnage des vidéos en plein écran.

Mozilla précise que Firefox 3.6 est plus de 20% plus rapide que Firefox 3.5.

350 millions d’internautes dans le monde utilisent Firefox, selon Mozilla.

www.firefox.com


Des enfants ont «disparu» d’hôpitaux haïtiens

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Une quinzaine d’enfants ont disparu d’hôpitaux après le séisme qui a frappé Haïti, a indiqué vendredi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), qui prévient que les réseaux de traite d’enfants liés au «marché de l’adoption» sont souvent actifs après des catastrophes.

«Nous avons pour l’instant des informations sur, disons, à peu près 15 enfants ayant disparu d’hôpitaux et cela avec des personnes qui ne sont pas de leur famille», a expliqué un conseiller régional de l’Unicef, Jean-Luc Legrand, lors d’un point de presse à Genève.

«La situation de la traite des enfants en Haïti existait déjà» avant la catastrophe «et malheureusement les réseaux de traite ont des liens avec le marché de l’adoption internationale», a-t-il expliqué.

«Nous avions déjà fait cette expérience lors du tsunami (en Asie en 2004, ndlr): ces réseaux s’activent immédiatement lors d’une catastrophe et utilisent la faiblesse de l’État, la faiblesse de la coordination des acteurs sur le terrain pour enlever des enfants et les faire sortir du pays», a ajouté M. Legrand.

M. Legrand a par ailleurs précisé qu’il existe «un certain nombre de preuves qu’il y a des réseaux de traite d’enfants en particulier à travers Saint-Domingue», la capitale de la République dominicaine voisine.

Toutefois, jusqu’à présent, seuls «des cas anecdotiques» d’enfants ayant traversé la frontière entre Haïti et la République dominicaine avec des individus qui ne sont pas des proches ou d’enfants embarqués sur des avions en partance de ce pays voisin d’Haïti ont été rapportés, selon lui.

Le responsable de l’Unicef a rappelé que les pays qui accueillent des enfants d’Haïti doivent respecter la Convention de La Haye, protégeant les enfants et leurs familles des risques d’adoptions illégales. Ces pays doivent par conséquent s’assurer que les enfants adoptés n’aient pas été enlevés ou vendus, a-t-il insisté.

L’Unicef accueille chaque jour 2 000 enfants sans nouvelle de leurs parents depuis le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier dans 20 centres.

L’agence onusienne veut «très vite» mettre en place des procédures d’identification et de réunification rigoureuses «de manière à s’assurer que les enfants soient effectivement réunis avec leurs familles et pas avec des prédateurs», a poursuivi M. Legrand.

De nombreux pays comme la France, les Pays-Bas, les États-Unis, l’Espagne, la Belgique ou l’Allemagne ont accéléré ou vont accélérer les procédures d’adoption déjà engagées avant le tremblement de terre qui a fait au moins 75 000 morts.

Nouveau séisme en Haïti, panique à Port-au-Prince

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Un puissant séisme de magnitude 6,1 selon l’Institut de géophysique américain (USGS), a secoué Haïti mercredi matin, huit jours après le tremblement de terre du 12 janvier, donnant lieu à des scènes de panique dans Port-au-Prince.

La secousse a duré quelques secondes alors que la capitale dévastée se réveillait. Des gens se sont mis à courir dans la rue, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Quelques Haïtiens dormant dans la rue se moquaient des gens paniqués qui sortaient des maisons. Sur une place publique transformée en immense dortoir, une femme s’est mise à prier dans un mégaphone.

Sur une place de Pétionville, dans l’est de la capitale, devant l’hôtel Kinam dont les occupants sont sortis en courant, des gens répétaient: «C’est l’Éternel, c’est l’Éternel, c’est l’Éternel».

Aucune victime n’était signalée dans l’immédiat mais des journalistes de l’AFP présents à Port-au-Prince ont rapporté des bruits d’effondrement, ce qui semble indiquer que des bâtiments endommagés par le séisme survenu il y a huit jours se sont écroulés.

Un journaliste de l’AFP indiquait cependant que cette secousse paraissait moins forte que d’autres répliques ressenties ces derniers jours.

La capitale haïtienne a été dévastée il y a huit jours par un tremblement de terre de magnitude 7 qui a fait au moins 75 000 morts et 250 000 blessés.

Haïti s’attend à un bilan dévastateur

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Haïti s’attendait à découvrir mercredi matin un bilan effroyable après le tremblement de terre qui a dévasté Port-au-Prince, les sauveteurs étant mis au défi de se porter au secours de milliers de victimes malgré l’état rudimentaire des infrastructures.

Traumatisés par la longue secousse de magnitude 7 qui s’est produite mardi à 16H53 locales, à seulement quelque 15 km à l’ouest de la capitale surpeuplée, beaucoup d’Haïtiens ont passé la nuit dehors, attendant que le jour se lève pour commencer à faire le décompte des morts et des dégâts.

«Les morts seront comptés par centaines lorsqu’il sera possible de dresser un bilan», a averti un médecin, lui-même blessé. La secousse a été suivie d’une trentaine de répliques très violentes, allant jusqu’à une magnitude de 5,9.

Haïti n’avait pas connu une secousse d’une telle violence depuis au moins un siècle, a indiqué l’Institut américain de géophysique (USGS), qui a évalué à 7 la «magnitude du moment» (Mw) du principal choc.

Aucun bilan n’était avancé par les autorités. Le courant était coupé et les communications presque entièrement interrompues.

Malgré le chaos régnant dans la capitale, Médecins sans frontières (MSF) a accueilli 600 blessés dans ses centres de soins et devait envoyer dans la soirée un hôpital gonflable d’une capacité de 100 lits.

Frank Williams, de l’organisation humanitaire World Vision, a expliqué que de nombreuses artères étaient bloquées par des bâtiments effondrés. «Il y a des secours pré positionnés dans différents endroits du pays, mais le défi va consister à les acheminer à ceux qui en ont besoin», a-t-il observé.

Au milieu des corps sans vie ou blessés, de nombreux édifices publics se sont effondrés dans la capitale du pays le plus pauvre des Amériques. Le Palais national, l’élégant siège de la présidence, s’est affaissé, ainsi que de nombreux ministères, le parlement et des églises.

Le président René Préval et son épouse ont survécu. M. Préval a téléphoné à l’ambassadeur de France, a rapporté à Paris le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Quelque 200 personnes seraient portées disparues sous les décombres d’un grand hôtel, Le Montana, a déclaré son collègue de la Coopération, Alain Joyandet.

Le quartier général de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti  (Minustah), qui compte environ 11 000 personnes, s’est aussi effondré. Le patron de la Minustah, le Tunisien Hedi Annabi serait mort ainsi que «tous ceux autour de lui», a déclaré M. Kouchner.

Trois Casques bleus jordaniens ont été tués et 21 blessés. Huit de leurs camarades chinois ont également été ensevelis et dix sont portés disparus.

L’Unesco a aussi indiqué être sans nouvelles de ses 14 employés en Haïti.

La secousse a très fortement perturbé les communications dans un pays aux infrastructures déjà très rudimentaires, rendant quasiment impossible l’acheminement de blessés dans les centres hospitaliers encore debout. Des pillards ont en revanche été vus à l’oeuvre dans un supermarché.

Selon un journaliste de l’AFP sur place, la secousse, très violente, a duré plus d’une minute, allant jusqu’à faire sauter les véhicules en pleine rue et soulevant un rideau de poussière sur la ville de quelque deux millions d’habitants.

«C’était comme si un camion avait percuté un mur», a raconté Magalie Boyer, de World Vision.

«Le centre de Port-au-Prince est détruit, c’est une véritable catastrophe», a déclaré un habitant qui a marché plusieurs kilomètres pour regagner son domicile au milieu de scènes de panique. La secousse a été ressentie jusqu’à Cuba.

De nombreux établissements scolaires et universitaires ont été détruits. L’ambassadeur d’Haïti aux États-Unis a estimé qu’il s’agissait d’une «catastrophe majeure» pour le pays.

À Washington, le président Barack Obama a assuré que les États-Unis étaient «prêts à venir à l’aide du peuple d’Haïti». Plusieurs autres pays ont également offert leur aide, dont le Venezuela et le Canada. La France doit envoyer deux avions transportant des dizaines de sauveteurs ainsi que des chiens spécialisés dans la recherche et le sauvetage de personnes ensevelies.

L’ONU préparait de son côté un effort massif de secours international. Le Programme alimentaire mondial a annoncé l’envoi de deux avions d’aide alimentaire d’urgence. La Fédération de la Croix-Rouge (FICR) a annoncé qu’un premier appel de fonds devrait être lancé dans la journée de mercredi.

Haïti a déjà été frappé en 2008 par une série d’ouragans qui ont fait plus de 800 morts et environ un million de sinistrés. Quelque 100 000 maisons avaient été endommagées. Le pays caribéen a une population d’environ 9 millions d’habitants.  Quelque 80% des Haïtiens vivent avec moins de deux dollars par jour.

Facebook s’associe à McAfee

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Le site de socialisation Facebook va proposer à ses utilisateurs des outils de sécurité fournis par le fabricant américain d’antivirus McAfee pour protéger ses utilisateurs, ont annoncé mercredi les deux entreprises dans un communiqué commun.

Les utilisateurs Facebook bénéficieront d’«un abonnement gratuit de six mois à la suite de logiciels McAfee Internet Security (TM)», composé d’un système de protection contre les attaques, un outil de détection et de réparation sur les «fichiers malveillants», et des informations sur la manière de protéger son ordinateur.

Par la suite, ils devront souscrire un abonnement payant «à tarif préférentiel» pour continuer à bénéficier de ces services.

Selon un rapport publié fin décembre par McAfee, les sites de socialisation, en particulier Facebook et Twitter, devraient connaître une hausse des tentatives de piratages en 2010, en profitant de la confiance établie entre «amis».

Facebook, qui indique avoir plus de 350 millions d’utilisateurs dans le monde, compte ainsi «apporter plus de sécurité à une part importante» des internautes.

Haïti foudroyé par Un violent séisme

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Un violent séisme de magnitude 7 à l’échelle de Richter a frappé Haïti peu avant 17h, mardi, causant d’importants dommages, principalement à Port-au-Prince. Des centaines de personnes seraient mortes et plusieurs sont emprisonnées sous les décombres.

Les témoignages d’horreur arrivaient au compte-gouttes, en soirée, alors que les communications avec Haïti étaient extrêmement ardues.

Le photographe de La Presse Ivanoh Demers se trouvait à Haïti en compagnie de la journaliste Chantal Guy au moment du séisme. La Presse les a joints mardi. Le photographe était à l’hôtel Villa Créole à Pétionville, banlieue proche de Port-au-Prince, lors des premières secousses. «Ici, les murs sont tous à terre, a-t-il dit. Je suis sorti de ma chambre et le mur de l’hôtel où j’étais s’est effondré à côté de moi. Tout tombait partout. C’est un cauchemar», a déclaré M. Demers, qui s’apprêtait à passer la nuit dehors.

L’épicentre du séisme est à 15 km à l’ouest de Port-au-Prince. La première secousse a duré plus d’une minute, faisant tressauter des véhicules en pleine rue. Elle a été ressentie par plus de 2 millions de personnes. Après la première secousse, des centaines de personnes sont descendues dans les rues en criant.

Au moins 13 autres secousses se sont ensuite succédé, dont l’une d’une magnitude de 5,9 et une autre de 5,5. Une alerte au tsunami a été lancée mais annulée par la suite.

Craignant l’effondrement de leurs maisons, les citoyens les ont abandonnées et se sont massés dans les rues. «On entend les gens crier et hurler. On les entend de partout. Je pense que c’est ce qu’il y a de plus difficile», a raconté Ivanoh Demers.

De nombreux immeubles de la capitale haïtienne se sont effondrés, notamment le Palais national, le ministère des Finances, le palais de justice ainsi que la cathédrale de Port-au-Prince. Le siège de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) a aussi été détruit en grande partie, a dit un employé local, selon qui plusieurs personnes se trouvaient sous les décombres.

Partout dans la région de la capitale haïtienne, les dommages étaient majeurs. On signalait plus de maisons effondrées que debout. Une nuage de poussière s’est élevé au-dessus de la ville.

Marjorie Villebranche, qui travaille à la Maison d’Haïti à Montréal, a joint ses proches à Port-au-Prince. «Ils disent que partout, c’est le chaos. Les maisons se sont effondrées. Les routes aussi. Il y a des amoncellements de maisons, d’autos et de gens. On ne distingue pas les corps dans les débris», a déclaré Mme Villebranche.

Producteur de spectacles évangéliques à Montréal, Jean Wesley Charles a réussi à parler à sa famille, qui habite Port-au-Prince. Son frère Jean-Marie rentrait chez lui quand la route s’est mise à trembler. «Il dit qu’il a failli tomber dans une crevasse, a raconté M. Charles. Quand il est arrivé chez lui, tout l’intérieur de sa maison était détruit.»

La Presse a joint Jean-Marie Charles à Port-au-Prince. «Il y a beaucoup, beaucoup de dommages. Mais moi, ça va», a dit M. Charles avant que la communication ne soit interrompue.

Les deux neveux de Jean Wesley Charles habitent près de l’aéroport de Port-au-Prince, à Village Solidarité. «Ils n’ont plus de maison. Dans leur quartier, tout est détruit, a-t-il dit. Plus personne n’a d’électricité.»

Quarante-deux agents du Service de police de la Ville de Montréal se trouvent en Haïti et certains manquent à l’appel, a déclaré mardi soir le chef du corps policier, Yvan Delorme. Le SPVM et la Gendarmerie royale du Canada participent depuis 20 ans à un programme visant à épauler la Police nationale d’Haïti.

Un premier convoi d’aide est déjà parti des États-Unis en direction d’Haïti, le pays le plus pauvre des Amériques. Un peu plus de deux des neuf millions d’habitants du pays habitent Port-au-Prince. Quelque 70 % des Haïtiens vivent avec moins de 2 $ par jour.

Selon l’ambassade d’Haïti aux États-Unis, le tremblement de terre d’mardi est une «catastrophe majeure» pour le pays, déjà frappé par une série de catastrophes naturelles meurtrières dans les dernières années.

Notre journaliste Chantal Guy était à Port-au-Prince en compagnie de l’auteur Dany Laferrière à l’occasion du festival littéraire Étonnants Voyageurs. Lundi soir, dans un courriel, elle a écrit qu’elle avait parlé deux fois à la radio en compagnie de l’écrivain. «Les voix de Chantal Guy et d’Ivanoh Demers ont résonné à 8 h et à 5 h aux heures de grande écoute à Port-au-Prince. La magie que je ressens, c’est que tout le monde est étonné que nous soyons ici pour la littérature. Nous avons une autre approche que ce à quoi ils sont habitués, et ça nous ouvre des portes», a écrit Mme Guy, qui se porte bien, tout comme M. Laferrière.

Les Haïtiens se réjouissaient donc en début de semaine de savoir nos journalistes là pour quelque chose de positif plutôt que pour une catastrophe. Et la catastrophe les a rattrapés.

Mininova est mort

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Le site Mininova a rendu les armes : les plus récents films et albums ne sont plus répertoriés sur le site d’échange de fichier BitTorrent.

Le site, basé aux Pays-Bas, a retiré tous les liens qui menaient à du contenu protégé par les droits d’auteurs, se conformant ainsi à une décision de la justice rendue en août dernier.

Il s’exposait à une amende pouvant atteindre 5 millions d’euros (près de 8 millions de dollars canadiens) s’il ne le faisait pas.

En entrevue au site TorrentFreak, le cofondateur du site a affirmé qu’il ne voyait «pas d’autre choix».

Le directeur du groupe anti-piratage néerlandais Stichting Brein a «applaudi le fait que Mininova utilise la technologie BitTorrent pour des opérations légales».

«Nous ne sommes pas contre la technologie mais seulement contre l’utilisation de cette technologie pour à des fins illégales», a déclaré Tim Kuik.

Sur leur blogue, les administrateurs du site disent limiter le contenu à des documents légaux, mais affirment «toujours considérer aller en appel» de la décision rendue par les tribunaux.

Le protocole BitTorrent permet de télécharger à partir de sources multiples, ne fournissant chacune qu’une petite partie de l’ensemble. Il permet des téléchargements rapides et faciles, y compris de très gros fichiers.

Dans leur défense, les sites qui répertorient les fichiers de ce type affirment qu’il n’hébergent pas de matériel illégal, mais qu’ils ne font que fournir un répertoire de ce contenu.

Cette défense trouve peu d’écho auprès des tribunaux. Avant le site Mininova, c’est The Pirate Bay qui a été condamné plus tôt cette année en Suède pour violation du droit d’auteur.