Stephen Harper a été applaudi par les membres de son caucus

Les conservateurs de Stephen Harper sont passés à l’offensive hier en tentant de transformer la crise politique en une menace pour l’unité nationale.

Le premier ministre Stephen Harper a affirmé aux Communes durant une période de questions particulièrement survoltée que le chef libéral Stéphane Dion avait «trahi» les électeurs, renié l’héritage du Parti libéral, et sacrifié les intérêts supérieurs de l’économie canadienne en concluant un accord avec le NPD et le Bloc québécois pour former un gouvernement de coalition.M. Harper a tenu ces propos alors que la gouverneure générale Michaëlle Jean a décidé d’écourter sa visite officielle en Europe afin de rentrer au pays pour s’occuper de la crise. Le premier ministre devrait rencontrer le chef de l’État aujourd’hui ou demain pour discuter de la situation.

Les conservateurs, qui ont lancé une offensive publicitaire sur les ondes des stations de radio pour dénoncer l’accord conclu entre Stéphane Dion, Jack Layton et Gilles Duceppe, pourraient avoir de nouvelles munitions pour attaquer les libéraux dès aujourd’hui. L’ancien premier ministre Jacques Parizeau doit en effet se prononcer en faveur de la formation d’un gouvernement de coalition dirigé par Stéphane Dion et soutenu par le chef bloquiste aujourd’hui. Cette sortie de ce souverainiste de longue date pourrait faire réfléchir certains libéraux.