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Haïti s’attend à un bilan dévastateur

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Haïti s’attendait à découvrir mercredi matin un bilan effroyable après le tremblement de terre qui a dévasté Port-au-Prince, les sauveteurs étant mis au défi de se porter au secours de milliers de victimes malgré l’état rudimentaire des infrastructures.

Traumatisés par la longue secousse de magnitude 7 qui s’est produite mardi à 16H53 locales, à seulement quelque 15 km à l’ouest de la capitale surpeuplée, beaucoup d’Haïtiens ont passé la nuit dehors, attendant que le jour se lève pour commencer à faire le décompte des morts et des dégâts.

«Les morts seront comptés par centaines lorsqu’il sera possible de dresser un bilan», a averti un médecin, lui-même blessé. La secousse a été suivie d’une trentaine de répliques très violentes, allant jusqu’à une magnitude de 5,9.

Haïti n’avait pas connu une secousse d’une telle violence depuis au moins un siècle, a indiqué l’Institut américain de géophysique (USGS), qui a évalué à 7 la «magnitude du moment» (Mw) du principal choc.

Aucun bilan n’était avancé par les autorités. Le courant était coupé et les communications presque entièrement interrompues.

Malgré le chaos régnant dans la capitale, Médecins sans frontières (MSF) a accueilli 600 blessés dans ses centres de soins et devait envoyer dans la soirée un hôpital gonflable d’une capacité de 100 lits.

Frank Williams, de l’organisation humanitaire World Vision, a expliqué que de nombreuses artères étaient bloquées par des bâtiments effondrés. «Il y a des secours pré positionnés dans différents endroits du pays, mais le défi va consister à les acheminer à ceux qui en ont besoin», a-t-il observé.

Au milieu des corps sans vie ou blessés, de nombreux édifices publics se sont effondrés dans la capitale du pays le plus pauvre des Amériques. Le Palais national, l’élégant siège de la présidence, s’est affaissé, ainsi que de nombreux ministères, le parlement et des églises.

Le président René Préval et son épouse ont survécu. M. Préval a téléphoné à l’ambassadeur de France, a rapporté à Paris le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Quelque 200 personnes seraient portées disparues sous les décombres d’un grand hôtel, Le Montana, a déclaré son collègue de la Coopération, Alain Joyandet.

Le quartier général de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti  (Minustah), qui compte environ 11 000 personnes, s’est aussi effondré. Le patron de la Minustah, le Tunisien Hedi Annabi serait mort ainsi que «tous ceux autour de lui», a déclaré M. Kouchner.

Trois Casques bleus jordaniens ont été tués et 21 blessés. Huit de leurs camarades chinois ont également été ensevelis et dix sont portés disparus.

L’Unesco a aussi indiqué être sans nouvelles de ses 14 employés en Haïti.

La secousse a très fortement perturbé les communications dans un pays aux infrastructures déjà très rudimentaires, rendant quasiment impossible l’acheminement de blessés dans les centres hospitaliers encore debout. Des pillards ont en revanche été vus à l’oeuvre dans un supermarché.

Selon un journaliste de l’AFP sur place, la secousse, très violente, a duré plus d’une minute, allant jusqu’à faire sauter les véhicules en pleine rue et soulevant un rideau de poussière sur la ville de quelque deux millions d’habitants.

«C’était comme si un camion avait percuté un mur», a raconté Magalie Boyer, de World Vision.

«Le centre de Port-au-Prince est détruit, c’est une véritable catastrophe», a déclaré un habitant qui a marché plusieurs kilomètres pour regagner son domicile au milieu de scènes de panique. La secousse a été ressentie jusqu’à Cuba.

De nombreux établissements scolaires et universitaires ont été détruits. L’ambassadeur d’Haïti aux États-Unis a estimé qu’il s’agissait d’une «catastrophe majeure» pour le pays.

À Washington, le président Barack Obama a assuré que les États-Unis étaient «prêts à venir à l’aide du peuple d’Haïti». Plusieurs autres pays ont également offert leur aide, dont le Venezuela et le Canada. La France doit envoyer deux avions transportant des dizaines de sauveteurs ainsi que des chiens spécialisés dans la recherche et le sauvetage de personnes ensevelies.

L’ONU préparait de son côté un effort massif de secours international. Le Programme alimentaire mondial a annoncé l’envoi de deux avions d’aide alimentaire d’urgence. La Fédération de la Croix-Rouge (FICR) a annoncé qu’un premier appel de fonds devrait être lancé dans la journée de mercredi.

Haïti a déjà été frappé en 2008 par une série d’ouragans qui ont fait plus de 800 morts et environ un million de sinistrés. Quelque 100 000 maisons avaient été endommagées. Le pays caribéen a une population d’environ 9 millions d’habitants.  Quelque 80% des Haïtiens vivent avec moins de deux dollars par jour.

Facebook s’associe à McAfee

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Le site de socialisation Facebook va proposer à ses utilisateurs des outils de sécurité fournis par le fabricant américain d’antivirus McAfee pour protéger ses utilisateurs, ont annoncé mercredi les deux entreprises dans un communiqué commun.

Les utilisateurs Facebook bénéficieront d’«un abonnement gratuit de six mois à la suite de logiciels McAfee Internet Security (TM)», composé d’un système de protection contre les attaques, un outil de détection et de réparation sur les «fichiers malveillants», et des informations sur la manière de protéger son ordinateur.

Par la suite, ils devront souscrire un abonnement payant «à tarif préférentiel» pour continuer à bénéficier de ces services.

Selon un rapport publié fin décembre par McAfee, les sites de socialisation, en particulier Facebook et Twitter, devraient connaître une hausse des tentatives de piratages en 2010, en profitant de la confiance établie entre «amis».

Facebook, qui indique avoir plus de 350 millions d’utilisateurs dans le monde, compte ainsi «apporter plus de sécurité à une part importante» des internautes.

Haïti foudroyé par Un violent séisme

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Un violent séisme de magnitude 7 à l’échelle de Richter a frappé Haïti peu avant 17h, mardi, causant d’importants dommages, principalement à Port-au-Prince. Des centaines de personnes seraient mortes et plusieurs sont emprisonnées sous les décombres.

Les témoignages d’horreur arrivaient au compte-gouttes, en soirée, alors que les communications avec Haïti étaient extrêmement ardues.

Le photographe de La Presse Ivanoh Demers se trouvait à Haïti en compagnie de la journaliste Chantal Guy au moment du séisme. La Presse les a joints mardi. Le photographe était à l’hôtel Villa Créole à Pétionville, banlieue proche de Port-au-Prince, lors des premières secousses. «Ici, les murs sont tous à terre, a-t-il dit. Je suis sorti de ma chambre et le mur de l’hôtel où j’étais s’est effondré à côté de moi. Tout tombait partout. C’est un cauchemar», a déclaré M. Demers, qui s’apprêtait à passer la nuit dehors.

L’épicentre du séisme est à 15 km à l’ouest de Port-au-Prince. La première secousse a duré plus d’une minute, faisant tressauter des véhicules en pleine rue. Elle a été ressentie par plus de 2 millions de personnes. Après la première secousse, des centaines de personnes sont descendues dans les rues en criant.

Au moins 13 autres secousses se sont ensuite succédé, dont l’une d’une magnitude de 5,9 et une autre de 5,5. Une alerte au tsunami a été lancée mais annulée par la suite.

Craignant l’effondrement de leurs maisons, les citoyens les ont abandonnées et se sont massés dans les rues. «On entend les gens crier et hurler. On les entend de partout. Je pense que c’est ce qu’il y a de plus difficile», a raconté Ivanoh Demers.

De nombreux immeubles de la capitale haïtienne se sont effondrés, notamment le Palais national, le ministère des Finances, le palais de justice ainsi que la cathédrale de Port-au-Prince. Le siège de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) a aussi été détruit en grande partie, a dit un employé local, selon qui plusieurs personnes se trouvaient sous les décombres.

Partout dans la région de la capitale haïtienne, les dommages étaient majeurs. On signalait plus de maisons effondrées que debout. Une nuage de poussière s’est élevé au-dessus de la ville.

Marjorie Villebranche, qui travaille à la Maison d’Haïti à Montréal, a joint ses proches à Port-au-Prince. «Ils disent que partout, c’est le chaos. Les maisons se sont effondrées. Les routes aussi. Il y a des amoncellements de maisons, d’autos et de gens. On ne distingue pas les corps dans les débris», a déclaré Mme Villebranche.

Producteur de spectacles évangéliques à Montréal, Jean Wesley Charles a réussi à parler à sa famille, qui habite Port-au-Prince. Son frère Jean-Marie rentrait chez lui quand la route s’est mise à trembler. «Il dit qu’il a failli tomber dans une crevasse, a raconté M. Charles. Quand il est arrivé chez lui, tout l’intérieur de sa maison était détruit.»

La Presse a joint Jean-Marie Charles à Port-au-Prince. «Il y a beaucoup, beaucoup de dommages. Mais moi, ça va», a dit M. Charles avant que la communication ne soit interrompue.

Les deux neveux de Jean Wesley Charles habitent près de l’aéroport de Port-au-Prince, à Village Solidarité. «Ils n’ont plus de maison. Dans leur quartier, tout est détruit, a-t-il dit. Plus personne n’a d’électricité.»

Quarante-deux agents du Service de police de la Ville de Montréal se trouvent en Haïti et certains manquent à l’appel, a déclaré mardi soir le chef du corps policier, Yvan Delorme. Le SPVM et la Gendarmerie royale du Canada participent depuis 20 ans à un programme visant à épauler la Police nationale d’Haïti.

Un premier convoi d’aide est déjà parti des États-Unis en direction d’Haïti, le pays le plus pauvre des Amériques. Un peu plus de deux des neuf millions d’habitants du pays habitent Port-au-Prince. Quelque 70 % des Haïtiens vivent avec moins de 2 $ par jour.

Selon l’ambassade d’Haïti aux États-Unis, le tremblement de terre d’mardi est une «catastrophe majeure» pour le pays, déjà frappé par une série de catastrophes naturelles meurtrières dans les dernières années.

Notre journaliste Chantal Guy était à Port-au-Prince en compagnie de l’auteur Dany Laferrière à l’occasion du festival littéraire Étonnants Voyageurs. Lundi soir, dans un courriel, elle a écrit qu’elle avait parlé deux fois à la radio en compagnie de l’écrivain. «Les voix de Chantal Guy et d’Ivanoh Demers ont résonné à 8 h et à 5 h aux heures de grande écoute à Port-au-Prince. La magie que je ressens, c’est que tout le monde est étonné que nous soyons ici pour la littérature. Nous avons une autre approche que ce à quoi ils sont habitués, et ça nous ouvre des portes», a écrit Mme Guy, qui se porte bien, tout comme M. Laferrière.

Les Haïtiens se réjouissaient donc en début de semaine de savoir nos journalistes là pour quelque chose de positif plutôt que pour une catastrophe. Et la catastrophe les a rattrapés.

Mininova est mort

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Le site Mininova a rendu les armes : les plus récents films et albums ne sont plus répertoriés sur le site d’échange de fichier BitTorrent.

Le site, basé aux Pays-Bas, a retiré tous les liens qui menaient à du contenu protégé par les droits d’auteurs, se conformant ainsi à une décision de la justice rendue en août dernier.

Il s’exposait à une amende pouvant atteindre 5 millions d’euros (près de 8 millions de dollars canadiens) s’il ne le faisait pas.

En entrevue au site TorrentFreak, le cofondateur du site a affirmé qu’il ne voyait «pas d’autre choix».

Le directeur du groupe anti-piratage néerlandais Stichting Brein a «applaudi le fait que Mininova utilise la technologie BitTorrent pour des opérations légales».

«Nous ne sommes pas contre la technologie mais seulement contre l’utilisation de cette technologie pour à des fins illégales», a déclaré Tim Kuik.

Sur leur blogue, les administrateurs du site disent limiter le contenu à des documents légaux, mais affirment «toujours considérer aller en appel» de la décision rendue par les tribunaux.

Le protocole BitTorrent permet de télécharger à partir de sources multiples, ne fournissant chacune qu’une petite partie de l’ensemble. Il permet des téléchargements rapides et faciles, y compris de très gros fichiers.

Dans leur défense, les sites qui répertorient les fichiers de ce type affirment qu’il n’hébergent pas de matériel illégal, mais qu’ils ne font que fournir un répertoire de ce contenu.

Cette défense trouve peu d’écho auprès des tribunaux. Avant le site Mininova, c’est The Pirate Bay qui a été condamné plus tôt cette année en Suède pour violation du droit d’auteur.

The greatest fighter of all-time?

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LAS VEGAS – Bob Arum is 78 years old, but as Saturday night became Sunday morning and the famous Strip geared up for another dose of party time, boxing’s omnipresent promoter was as hyperbolic as ever.

Arum loves this brutal yet entrancing game, loves the spin and the hype and the eternal battle of verbal chicanery needed to sell the virtues of fights and fighters.

But as the Top Rank chief cranked into high gear to extol the merits of his shining light, Manny Pacquiao, for once his spiel was met with nods of agreement from even the sagest of boxing experts.

Pacquiao’s 12th-round TKO of Miguel Cotto at the MGM Grand Garden Arena was mightily impressive on paper but even more so in actuality, a punishing and blistering assault that was electrifying to witness.

That’s why Arum found plenty of takers when he floated the theory that his boxer is the greatest of this era, even without the clarifying factor of a bout with Floyd Mayweather Jr., which boxing prays will take place in 2010.

It’s been a while since current fighters were talked about in historical terms, but that’s the level to which Pacquiao is taking his performances, a reality to which Cotto’s mangled face bore testament.

“I think he is the greatest fighter I have seen,” said Arum. “Certainly the greatest of this era. There was a time in this country when boxing was mainstream, it really mattered, and Manny is helping to bring that back.”

The fight game is still a long way removed from the days of big contests on network television and a cemented place in the public consciousness, but Pacquiao’s abilities certainly bridge generational gaps.

Boxing historian Bert Sugar, author of “Boxing’s Greatest Fighters,” believes the Filipino sensation is now among the top 20 fighters who have ever lived.

“This performance puts him up there,” Sugar said. “The key with Pacquiao is the way he has retained his power while he climbs up the weights.

“A lot of people thought that Cotto’s own punching power – a natural welterweight – would be too much for him. Instead, Pacquiao put himself in Cotto’s wheelhouse and took his shots.”

Pacquiao has now won officially sanctioned belts in five divisions and has been regarded as a champion in seven, a remarkable feat that has confounded the critics at virtually every step.

The welterweight limit of 147 pounds is as high as he will go, but there is still more he can do to cement his legacy, starting with a showdown with Mayweather.

“Don’t be afraid to put this guy up there with the greats,” said trainer Freddie Roach. “What he is doing just doesn’t happen these days and boxing is lucky to have him.

“It might even be that it won’t be until after his career that Manny is truly appreciated. People know what he is doing, moving up the weights with so much success, but we won’t see it happen again. Only then will people truly appreciate it.”

One of the more popular comparisons emerging is Pacquiao and Henry Armstrong, the legendary fighter of the 1930s and 1940s. Armstrong fought across six divisions and maintained his ferocious power at every level.

Such likenesses are mired in conjecture – Armstrong fought more than 150 times, often taking the ring up to 15 times per year. Compared to Armstrong, current evaluations of Pacquiao are based on limited information.

“It is not for me to say where I am in the history of boxing,” said Pacquiao. “I just try to win my fights and represent my country. I don’t think too much about these things.”

Well, that won’t stop the rest of the boxing world from thinking about it. The topic of Pac-Man’s spot in history will keep the sport’s fans chattering away.

Des pirates s’infiltrent dans 300 groupes sur Facebook

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Des pirates informatiques ont pris le contrôle de près de 300 groupes communautaires sur le populaire site de socialisation Facebook, dans le but de démontrer à quel point les données personnelles sont vulnérables sur internet.

Le groupe baptisé CYI, Control Your Info (Contrôlez vos informations), a revendiqué mardi avoir réussi à infiltrer 289 groupes communautaires sur Facebook, assurant qu’il était très simple de déjouer les protections du site concernant l’administration de ces groupes de discussions.

«C’est juste un exemple qui montre vraiment les vulnérabilités des sites de socialisation», indique le groupe dans un message publié sur son site internet controlyour.info, assurant que ses motivations étaient honnêtes et à but éducatives.

Les groupes de Facebook, sont des lieux de discussions thématiques que les adeptes du site de socialisation peuvent rejoindre pour discuter avec d’autres gens qui partagent leurs intérêts particuliers.

Selon CYI, ces groupes «ont un défaut majeur», car «si l’administrateur d’un groupe s’en va, n’importe qui peut s’inscrire en tant que nouvel administrateur».

Les membres de CYI affirment qu’après avoir obtenu le statut d’administrateur, il est facile de faire n’importe quelle modification, notamment sur les photos ou les paramètres du groupe.

CYI a envoyé des messages aux groupes infiltrés pour les avertir qu’ils avaient été «détournés», et a promis de leur rendre leur apparence initiale après avoir été entendu sur le sujet.

«Notre objectif principal est d’attirer l’attention sur les questions liées à la vie privée sur internet», indiquent ces cyber militants.

«Certaines personnes ont même perdu leur emploi à cause de contenus sur Facebook. Nous voulions faire quelque chose sur ce sujet», ajoutent-t-ils.

Le premier «ver» dans l’iPhone

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Un étudiant australien féru d’informatique a revendiqué le premier «ver» qui infecte certains téléphones portables iPhone en remplaçant les fonds d’écran par la photo d’une ancienne gloire de la chanson anglaise.

Inoffensif, «Ikee» ne s’attaque qu’aux iPhone qui ont été «débloqués» par leurs utilisateurs: cette manoeuvre permet au téléphone de fonctionner avec plusieurs opérateurs ou d’installer des logiciels n’ayant pas été approuvés par Apple.

Ashley Towns, un étudiant de 21 ans habitant près de Sydney, a affirmé avoir voulu attirer l’attention sur cette faille de sécurité.

«Quelqu’un de plus mal intentionné aurait pu faire tout et n’importe quoi d’autre: lire les SMS, regarder vos courriels, votre carnet d’adresses, vos photos», a déclaré le jeune homme cité par le groupe audiovisuel public australien ABC.

«Le virus en lui-même n’est pas méchant et ne fait pas de dégâts. C’est juste pour rire et éveiller l’attention des gens», a-t-il ajouté.

Le ver agit en remplacant le fond d’écran par une photo de Rick Astley, un chanteur anglais des années 80 rendu célèbre par son tube Never gonna give you up.

Ironie de l’histoire, le tube de Rick Astley a connu récemment un formidable retour grâce à la mode du «Rick-rolling». La blague consiste pour les internautes à faire croire à son destinataire qu’il va cliquer sur un lien pertinent mais le redirige en fait vers le tube de Rick Astley.

Toutefois, certains experts se sont inquiétés de la propagation du ver en Australie et de l’utilisation potentiellement malveillante par des cyber-criminels.

«Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est une nouvelle version du ver capable de subtiliser vos informations confidentielles», a averti Graham Cluley expert en sécurité informatique auprès de la société Sophos.

Pour Peter Coroneos, le directeur de l’Association australienne de l’industrie de l’internet, cet piratage devrait «éveiller l’attention sur les virus et le fait que les gens ne doivent pas considérer les téléphones comme étant plus sûrs que les ordinateurs».