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Vie privée: Facebook envisage des changements

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Le site de socialisation Facebook envisage des changements afin de mieux protéger la vie privée de ses quelque 300 millions d’utilisateurs, à qui il demande de donner leur avis jusqu’au 5 novembre.

Dans un message sur le blogue de Facebook, le vice-président du site chargé de la communication, Elliot Schrage, explique qu’il s’agit de «la prochaine étape dans notre effort permanent pour gérer Facebook de manière ouverte et transparente».

Cette initiative répond à des pressions du gouvernement canadien, qui a enquêté sur les pratiques de Facebook en matière de gestion des informations personnelles.

En réponse à cette enquête, Facebook s’engage à «mettre à jour (sa) politique de respect de la vie privée en expliquant mieux certaines manières de procéder».

«En particulier, nous avons intégré des sections expliquant plus en détail le degré de confidentialité que vous pouvez choisir».

Les changements envisagés visent aussi à clarifier la différence entre la désactivation d’un profil et sa suppression et «la manière dont un profil est conservé après le décès de son titulaire».

Facebook explique également qu’il sauvegardera les informations des profils désactivés, notamment les listes d’amis ou les photographies, au cas où leurs titulaires décideraient de les réactiver, mais sans que ces contenus ne soient accessibles aux autres utilisateurs dans l’intervalle.

En revanche, un compte supprimé l’est de manière permanente, précise Facebook.

Des informations provenant d’un profil supprimé peuvent toutefois rester accessibles sur les pages d’autres utilisateurs si elles ont été partagées avec eux ou s’ils les ont copiées et mémorisées.

«Cependant, votre nom ne sera plus associé à ces informations» qui seront attribuées à «un utilisateur anonyme de Facebook», explique Elliot Schrage.

Facebook insiste aussi sur le fait que les données personnelles ne sont pas accessibles aux annonceurs publicitaires, qui ne disposent que d’informations rendues anonymes et ne peuvent pas remonter jusqu’à un utilisateur individuel du réseau.

Bush à Montréal: des protestations éloquentes

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Ovationné par les centaines de gens d’affaires qui ont payé jusqu’à 400$ pour l’entendre parler, l’ex-président américain George W. Bush a reçu un tout autre accueil dans les rues de Montréal, hier. Des centaines de personnes se sont massées devant l’hôtel Reine Elizabeth afin de dénoncer, à coups de slogans et de lancers de souliers, la première visite de l’ancien chef d’État.

«Bush terroriste, chambre de commerce complice», ont crié à répétition les manifestants, qui se sont massés dès 11h hier devant le chic hôtel où devait avoir lieu le discours de George W. Bush, une conférence organisée par la firme Paiements optimal en collaboration avec la chambre de commerce de Montréal.

«À mes yeux, Bush est un has been. Pourquoi les gens de la chambre de commerce veulent-ils l’entendre? Pensent-ils vraiment qu’il a quelque chose à leur apprendre? Sont-ils d’accord avec lui?» s’est indignée Françoise David, porte-parole de Québec solidaire.

Cette dernière a participé à la manifestation aux côtés de plusieurs autres organismes, dont la Ligue des droits et libertés, le collectif Échec à la guerre et la Fédération des femmes du Québec. Tous ont dénoncé hier la guerre en Irak et l’utilisation de la torture par les autorités américaines, deux initiatives de George W. Bush.

Un imposant dispositif de sécurité a été déployé pour faire face à la manifestation. Des policiers montés à cheval ou à bicyclette ainsi qu’une escouade antiémeute ont obligé les manifestants à s’éloigner de l’hôtel du boulevard René-Lévesque. Deux d’entre eux, qui ont refusé de se déplacer, ont été arrêtés manu militari. «De la police montée sur des chevaux, si ce n’est pas de la provocation, je ne sais pas ce que c’est», a tonné Charles Lemieux, du collectif Échec à la guerre.

Le périmètre de sécurité n’a pas empêché les manifestants de lancer de vieilles chaussures en direction des policiers et du Reine Elizabeth, un clin d’oeil au journaliste irakien Mountazer al-Zaidi, qui a passé plus de six mois en prison pour avoir lancé ses chaussures au visage de M. Bush.

Windows 7 en vente jeudi

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Le nouveau système d’exploitation pour ordinateurs Windows 7 va enfin arriver en boutique et en ligne jeudi, neuf mois après sa présentation, avec pour mission de faire oublier le fiasco qu’avait représenté son prédécesseur Vista pour l’image de Microsoft.

Microsoft, qui a prévu une des plus grosses opérations marketing de son histoire pour accompagner ce lancement, compte sur Windows 7 pour redresser sa réputation, à défaut d’attendre des retombées sonores et trébuchantes à court terme.

Plus rapide au démarrage, moins gourmand en électricité et promettant de faciliter la mise en réseau de toute l’électronique de la maison, Windows 7, vendu 120 dollars aux États-Unis et 120 euros en France dans sa déclinaison grand public, a déjà été testé par plus de huit millions de personnes dans diverses versions expérimentales, selon Microsoft.

Il s’est généralement attiré des commentaires flatteurs.

«Il fonctionne bien avec beaucoup d’équipements et de logiciels et se fait oublier. Il n’est pas m’as-tu-vu, mais il est solide», a ainsi jugé l’analyste Matt Rosoff, de la société Directions on Microsoft, prédisant une longue carrière à ce nouveau programme qui a notamment intégré la multiplication attendue des appareils à écran tactile.

Si la sortie de ce nouveau produit est réussie, Microsoft complètera une série de bonnes nouvelles ces derniers mois, après le lancement de son moteur de recherches Bing, qui grignote progressivement des parts de marché depuis juin, et un accord avec le portail Yahoo! qui devrait lui permettre de consolider sa position face à Google.

Un accueil en demi-teinte serait au contraire une énorme déception pour Microsoft, qui doit publier ses résultats trimestriels le lendemain du lancement, trois mois après avoir tourné la page d’une année noire, marquée par le premier recul du chiffre d’affaires de son histoire.

Pour gonfler les prochains résultats du groupe, les analystes financiers comptent d’ailleurs sur Windows 7.

Dès le court terme, «nous voyons Windows comme un bon catalyseur en matière de prix et de (lutte contre) le piratage», a fait valoir un analyste de Merrill Lynch.

Il y a quelques mois, les analystes de Collins Stewart avaient chiffré à 32 milliards de dollars les recettes de Windows 7 dans les 12 à 18 mois.

Dans la mesure où Windows équipe à peu près 90% des ordinateurs du monde, les retombées financières seront étroitement liées à la reprise du marché informatique. Or Microsoft a la chance que celle-ci se fasse déjà sentir.

«Nous prévoyons que les consommateurs et les petites entreprises voudront renouveler leur équipement durant la saison de fêtes grâce à la sortie de Windows 7», a souligné une analyste du cabinet de marketing Gartner, Mikako Kitagawa.

En 2007, la mauvaise presse qui avait accueilli Vista, à cause des pannes à répétition rencontrées par les utilisateurs qui installaient le programme en remplacement d’un autre, avait nui à la compétitivité de Microsoft et avait donné à Apple l’occasion d’inlassablement moquer ses contre-performances dans des publicités à l’impact dévastateur.

Depuis lors Apple, qui a lui-même lancé son nouveau système d’exploitation Snow Leopard fin août, n’a cessé de gagner du terrain, s’assurant le place de numéro quatre aux Etats-Unis avec 8,8% de part de marché au troisième trimestre, selon Gartner.

Un succès est aussi indispensable à Microsoft pour court-circuiter la menace de la concurrence de Google, qui travaille à son propre système d’exploitation, Chrome OS, attendu dès le second semestre 2010 sur des ordinateurs ultra-légers.

Après Hotmail, Google et Yahoo! aussi piratés

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Des utilisateurs de messageries électroniques fournies par Google et Yahoo! ont été la cible de pirates informatiques, ont indiqué mardi les deux géants américains de l’internet, au lendemain de l’annonce d’une attaque similaire par Microsoft.

«Nous avons récemment été avertis d’attaques de phishing via lesquelles des pirates informatiques se sont procurés des données pour accéder à des adresses électroniques», a indiqué Google, précisant qu’un «petit nombre» de comptes Gmail étaient concernés. «Aussitôt que nous avons eu connaissance de l’attaque, nous avons lancé une remise à zéro des comptes affectés», a ajouté Google.

La technique de «phishing», ou hameçonnage, consiste à tromper les utilisateurs pour leur extorquer des informations ou les inciter à télécharger des logiciels malveillants. Parmi les tactiques utilisées figure l’envoi de courriers électroniques frauduleux, assortis par exemple de pièces jointes promettant des photos de célébrités dénudées.

Une attaque a également touché un «nombre limité» de comptes Yahoo!, a indiqué l’entreprise dans un communiqué, soulignant que le «phishing et autres arnaques en ligne» étaient un «problème» concernant tout le secteur.

AOL, filiale internet de Time Warner et autre important fournisseur d’adresses électroniques, a de son côté indiqué «surveiller de près la situation».

Lundi, Microsoft avait annoncé avoir bloqué l’accès à des milliers de comptes de ses messageries électroniques Hotmail, dont les mots de passe avaient été identifiés par des pirates informatiques qui les ont livrés en pâture sur internet.

Microsoft, Google et Yahoo! ont assuré que leurs bases de données n’avaient pas été affectées et appelé les utilisateurs à suivre les règles élémentaires en matière de sécurité informatique: ne pas cliquer sur des liens suspects, installer et mettre à jour un logiciel antivirus, se méfier des pièces jointes non sollicitées.

Jonathan Roy plaide coupable

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(Saguenay) Jonathan Roy, l’ex-gardien de but des Remparts de Québec s’est reconnu coupable ce matin de s’être livré à des voies de fait sur Bobby Nadeau des Saguenéens de Chicoutimi.

Il a ainsi coupé court à son procès qui devait commencer ce matin au palais de justice de Chicoutimi devant le juge Valmont Beaulieu. Ce procès devait durer deux jours.

Jonathan Roy était accompagné de son célèbre père, Patrick Roy, et d’autres membres de l’organisation des Remparts de Québec pour l’occasion.

Le 22 mars 2008, lors d’un match des séries éliminatoires de la Ligue de hockey junior majeur du Québec opposant les Remparts aux Saguenéens, une mêlée générale a éclaté. Jonathan Roy avait traversé la patinoire et s’en était pris au gardien des Saguenéens, Bobby Nadeau. Le jeune Nadeau a ainsi écopé plusieurs coups sans répliquer, en tentant simplement de se protéger.

Le gardien des Sagueneens n’a subi aucune blessure et n’a pas porté plainte à la police de Saguenay. Sous les instructions de la poursuite, la police a tout de même fait enquête.

Directive modifiée

À l’époque, les directives écrites du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) à ses procureurs permettaient de porter des accusations criminelles contre un joueur de hockey pour une bagarre seulement si l’agresseur avait causé des lésions à son adversaire. Or, le DPCP a modifié cette directive en juillet 2008. Quelques jours plus tard, Jonathan Roy était  inculpé de voies de fait.

L’avocat de Jonathan Roy, Me Steeve Magnan, a invoqué ce changement de directive pour tenter d’obtenir l’arrêt des procédures intentées contre son client de 20 ans.

Il y a un mois, le juge Valmont Beaulieu a rejeté cette requête.

Jonathan Roy ne joue plus au hockey. Il a entrepris une carrière de chanteur populaire.

Des milliers de comptes Hotmail sont piratés.

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Microsoft a annoncé avoir bloqué lundi l’accès à des milliers de comptes de son système de messagerie électronique Hotmail, dont les mots de passe avaient été identifiés par des pirates informatiques qui les ont livrés en pâture sur internet.

«Nous sommes informés du fait que certains mots de passe de clients de Windows Live Hotmail ont été obtenus illégalement par une technique de phishing et ont été exposés sur un site internet», a indiqué Microsoft à l’AFP. La technique de «phishing» est largement utilisée par les pirates du net et consiste à tromper ses utilisateurs pour leur extorquer des informations ou à télécharger des logiciels malveillants sur leurs ordinateurs.

Parmi les tactiques utilisées figurent l’envoi de courriers électroniques frauduleux, assortis de pièces jointes promettant des photos de célébrités dénudées ou de liens vers des répliques convaincantes de pages d’accès à des sites légaux.

«Nous avons pris des mesures pour bloquer l’accès à tous les comptes qui ont été exposés et avons mis en place des ressources pour aider ces utilisateurs à récupérer leurs comptes», a ajouté Microsoft, qui a indiqué avoir pris connaissance du problème pendant le week-end après que des informations sur les comptes Hotmail de «plusieurs milliers» d’utilisateurs, en particulier en Europe, se soient retrouvées sur un site internet.

Cette opération de piratage «n’a pas permis de pénétrer dans les données internes de Microsoft», a indiqué la firme, qui rappelle que le «phishing» est «un problème à l’échelle du secteur» d’internet dans son ensemble.

Microsoft conseille aux internautes de «faire très attention avant d’ouvrir des pièces jointes non sollicitées et des liens provenant de sources connues ou inconnues, et d’installer des logiciels anti-virus remis à jour régulièrement», ainsi que de changer de mot de passe tous les 90 jours environ.

Procès de Cathie Gauthier

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(Chicoutimi) En conflit avec leur famille respective, malades et aux prises avec de graves problèmes financiers… La vie de Cathie Gauthier et de son mari, Marc Laliberté, se résume à une «longue série d’échecs» qui les ont menés «au fond du gouffre».

C’est ainsi que Marc Laliberté décrit son «histoire de vie» dans la lettre que la police a découverte à la résidence familiale, au lendemain du drame survenu le 31 décembre dernier à Chicoutimi.

Hier, à l’ouverture du procès de Cathie Gauthier, la Couronne a produit en preuve une série de documents datés du jour de la tragédie et signés par le couple ou seulement par M. Laliberté, dont cette «histoire de vie». La mère de famille de 35 ans est accusée du meurtre prémédité de ses trois enfants âgés de 4 à 12 ans. Elle est la seule survivante du drame qui a aussi coûté la vie à son mari.

Gaétan Ringuette, technicien en scènes de crime de la Sûreté du Québec, a lu les documents au jury. Au moment de cette lecture, assise derrière une vitre au banc des accusés, Cathie Gauthier, l’air frêle, a fondu en larmes.

Marc Laliberté, originaire du Saguenay, y raconte être issu «d’une famille très peu familiale» qui n’a jamais été là lorsqu’il aurait eu besoin d’elle. Lorsqu’il a rencontré Cathie Gauthier, il avait d’une union précédente trois enfants dont il avait perdu la garde. À l’automne 2000, tous deux logeaient dans le même hôtel de Dolbeau quand ils se sont parlé pour la première fois, «à la salle de lavage». Il décrit cette rencontre comme le plus beau moment de sa vie.

Cathie Gauthier, elle, est originaire de Chibougamau. Son père est mort avant sa naissance et sa mère, dépressive, a été hospitalisée pour recevoir des soins psychiatriques. La petite a vite été confiée à une famille adoptive. «Cathie a passé toute son enfance à se faire dire qu’elle était comme sa mère biologique et qu’elle allait finir comme elle», écrit Marc Laliberté dans sa lettre.

Au moment où le couple s’est rencontré, Cathie Gauthier avait déjà un enfant: Joëlle, 4 ans. Le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) est intervenu, mais Mme Gauthier en a conservé la garde. Ce serait la famille adoptive de Cathie qui a dénoncé cette dernière à la DPJ, selon la lettre.

Gaspé, Amos, Chicoutimi

La famille reconstituée a brièvement vécu à Gaspé, où Cathie Gauthier a donné naissance à Marc-Ange, pour ensuite déménager à Amos. Ils y vivront pendant six ans. À l’automne 2003, alors que sa femme est enceinte du petit dernier, Louis-Philippe, M. Laliberté fait un infarctus. Un an plus tôt, il avait perdu son emploi. Le couple n’a pas d’assurance. «C’est là que tous nos problèmes financiers débutent», écrit-il.

En 2005, la mère de famille reçoit le diagnostic de fibromyalgie chronique. Deux ans plus tard, toujours à Amos, Cathie Gauthier aurait été agressée sexuellement par l’un de ses voisins. Elle ne portera pas plainte. Le couple décide alors de déménager encore, cette fois à Chicoutimi. M. Laliberté perd un autre emploi en juin 2008. Le couple a trop de dettes et doit déclarer faillite.

En décembre 2008, le couple n’a plus d’argent pour payer le loyer du bungalow de la rue Portage. «Après de longues heures de soucis et de nuits blanches», il décide de faire un pacte de suicide. M. Laliberté est visiblement en colère contre son propriétaire, qui les menace de les «mettre à la rue en plein hiver», indique-t-il dans une autre lettre adressée à ce propriétaire.

Parmi les documents saisis par la police, il y a aussi un testament dans lequel il lègue les dettes du couple et les frais funéraires aux parents adoptifs de Cathie Gauthier. Marc Laliberté y voit un juste retour des choses puisque cette famille n’a «jamais vraiment aidé» Cathie. Le couple exige aussi que les cendres de tous les membres de la famille soient mises dans la même urne «pour ne jamais être séparés». «Nous sommes partis d’un commun accord, dans l’amour», écrit le défunt père de famille. Ces documents avaient été placés bien en vue dans une chemise beige, dans la salle à manger, selon la police.

Le témoignage du technicien en scène de crime de la Sûreté du Québec, Gaétan Ringuette, se poursuit aujourd’hui. La Couronne compte faire entendre une vingtaine de témoins.