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Après Hotmail, Google et Yahoo! aussi piratés

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Des utilisateurs de messageries électroniques fournies par Google et Yahoo! ont été la cible de pirates informatiques, ont indiqué mardi les deux géants américains de l’internet, au lendemain de l’annonce d’une attaque similaire par Microsoft.

«Nous avons récemment été avertis d’attaques de phishing via lesquelles des pirates informatiques se sont procurés des données pour accéder à des adresses électroniques», a indiqué Google, précisant qu’un «petit nombre» de comptes Gmail étaient concernés. «Aussitôt que nous avons eu connaissance de l’attaque, nous avons lancé une remise à zéro des comptes affectés», a ajouté Google.

La technique de «phishing», ou hameçonnage, consiste à tromper les utilisateurs pour leur extorquer des informations ou les inciter à télécharger des logiciels malveillants. Parmi les tactiques utilisées figure l’envoi de courriers électroniques frauduleux, assortis par exemple de pièces jointes promettant des photos de célébrités dénudées.

Une attaque a également touché un «nombre limité» de comptes Yahoo!, a indiqué l’entreprise dans un communiqué, soulignant que le «phishing et autres arnaques en ligne» étaient un «problème» concernant tout le secteur.

AOL, filiale internet de Time Warner et autre important fournisseur d’adresses électroniques, a de son côté indiqué «surveiller de près la situation».

Lundi, Microsoft avait annoncé avoir bloqué l’accès à des milliers de comptes de ses messageries électroniques Hotmail, dont les mots de passe avaient été identifiés par des pirates informatiques qui les ont livrés en pâture sur internet.

Microsoft, Google et Yahoo! ont assuré que leurs bases de données n’avaient pas été affectées et appelé les utilisateurs à suivre les règles élémentaires en matière de sécurité informatique: ne pas cliquer sur des liens suspects, installer et mettre à jour un logiciel antivirus, se méfier des pièces jointes non sollicitées.

Jonathan Roy plaide coupable

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(Saguenay) Jonathan Roy, l’ex-gardien de but des Remparts de Québec s’est reconnu coupable ce matin de s’être livré à des voies de fait sur Bobby Nadeau des Saguenéens de Chicoutimi.

Il a ainsi coupé court à son procès qui devait commencer ce matin au palais de justice de Chicoutimi devant le juge Valmont Beaulieu. Ce procès devait durer deux jours.

Jonathan Roy était accompagné de son célèbre père, Patrick Roy, et d’autres membres de l’organisation des Remparts de Québec pour l’occasion.

Le 22 mars 2008, lors d’un match des séries éliminatoires de la Ligue de hockey junior majeur du Québec opposant les Remparts aux Saguenéens, une mêlée générale a éclaté. Jonathan Roy avait traversé la patinoire et s’en était pris au gardien des Saguenéens, Bobby Nadeau. Le jeune Nadeau a ainsi écopé plusieurs coups sans répliquer, en tentant simplement de se protéger.

Le gardien des Sagueneens n’a subi aucune blessure et n’a pas porté plainte à la police de Saguenay. Sous les instructions de la poursuite, la police a tout de même fait enquête.

Directive modifiée

À l’époque, les directives écrites du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) à ses procureurs permettaient de porter des accusations criminelles contre un joueur de hockey pour une bagarre seulement si l’agresseur avait causé des lésions à son adversaire. Or, le DPCP a modifié cette directive en juillet 2008. Quelques jours plus tard, Jonathan Roy était  inculpé de voies de fait.

L’avocat de Jonathan Roy, Me Steeve Magnan, a invoqué ce changement de directive pour tenter d’obtenir l’arrêt des procédures intentées contre son client de 20 ans.

Il y a un mois, le juge Valmont Beaulieu a rejeté cette requête.

Jonathan Roy ne joue plus au hockey. Il a entrepris une carrière de chanteur populaire.

Des milliers de comptes Hotmail sont piratés.

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Microsoft a annoncé avoir bloqué lundi l’accès à des milliers de comptes de son système de messagerie électronique Hotmail, dont les mots de passe avaient été identifiés par des pirates informatiques qui les ont livrés en pâture sur internet.

«Nous sommes informés du fait que certains mots de passe de clients de Windows Live Hotmail ont été obtenus illégalement par une technique de phishing et ont été exposés sur un site internet», a indiqué Microsoft à l’AFP. La technique de «phishing» est largement utilisée par les pirates du net et consiste à tromper ses utilisateurs pour leur extorquer des informations ou à télécharger des logiciels malveillants sur leurs ordinateurs.

Parmi les tactiques utilisées figurent l’envoi de courriers électroniques frauduleux, assortis de pièces jointes promettant des photos de célébrités dénudées ou de liens vers des répliques convaincantes de pages d’accès à des sites légaux.

«Nous avons pris des mesures pour bloquer l’accès à tous les comptes qui ont été exposés et avons mis en place des ressources pour aider ces utilisateurs à récupérer leurs comptes», a ajouté Microsoft, qui a indiqué avoir pris connaissance du problème pendant le week-end après que des informations sur les comptes Hotmail de «plusieurs milliers» d’utilisateurs, en particulier en Europe, se soient retrouvées sur un site internet.

Cette opération de piratage «n’a pas permis de pénétrer dans les données internes de Microsoft», a indiqué la firme, qui rappelle que le «phishing» est «un problème à l’échelle du secteur» d’internet dans son ensemble.

Microsoft conseille aux internautes de «faire très attention avant d’ouvrir des pièces jointes non sollicitées et des liens provenant de sources connues ou inconnues, et d’installer des logiciels anti-virus remis à jour régulièrement», ainsi que de changer de mot de passe tous les 90 jours environ.

Procès de Cathie Gauthier

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(Chicoutimi) En conflit avec leur famille respective, malades et aux prises avec de graves problèmes financiers… La vie de Cathie Gauthier et de son mari, Marc Laliberté, se résume à une «longue série d’échecs» qui les ont menés «au fond du gouffre».

C’est ainsi que Marc Laliberté décrit son «histoire de vie» dans la lettre que la police a découverte à la résidence familiale, au lendemain du drame survenu le 31 décembre dernier à Chicoutimi.

Hier, à l’ouverture du procès de Cathie Gauthier, la Couronne a produit en preuve une série de documents datés du jour de la tragédie et signés par le couple ou seulement par M. Laliberté, dont cette «histoire de vie». La mère de famille de 35 ans est accusée du meurtre prémédité de ses trois enfants âgés de 4 à 12 ans. Elle est la seule survivante du drame qui a aussi coûté la vie à son mari.

Gaétan Ringuette, technicien en scènes de crime de la Sûreté du Québec, a lu les documents au jury. Au moment de cette lecture, assise derrière une vitre au banc des accusés, Cathie Gauthier, l’air frêle, a fondu en larmes.

Marc Laliberté, originaire du Saguenay, y raconte être issu «d’une famille très peu familiale» qui n’a jamais été là lorsqu’il aurait eu besoin d’elle. Lorsqu’il a rencontré Cathie Gauthier, il avait d’une union précédente trois enfants dont il avait perdu la garde. À l’automne 2000, tous deux logeaient dans le même hôtel de Dolbeau quand ils se sont parlé pour la première fois, «à la salle de lavage». Il décrit cette rencontre comme le plus beau moment de sa vie.

Cathie Gauthier, elle, est originaire de Chibougamau. Son père est mort avant sa naissance et sa mère, dépressive, a été hospitalisée pour recevoir des soins psychiatriques. La petite a vite été confiée à une famille adoptive. «Cathie a passé toute son enfance à se faire dire qu’elle était comme sa mère biologique et qu’elle allait finir comme elle», écrit Marc Laliberté dans sa lettre.

Au moment où le couple s’est rencontré, Cathie Gauthier avait déjà un enfant: Joëlle, 4 ans. Le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) est intervenu, mais Mme Gauthier en a conservé la garde. Ce serait la famille adoptive de Cathie qui a dénoncé cette dernière à la DPJ, selon la lettre.

Gaspé, Amos, Chicoutimi

La famille reconstituée a brièvement vécu à Gaspé, où Cathie Gauthier a donné naissance à Marc-Ange, pour ensuite déménager à Amos. Ils y vivront pendant six ans. À l’automne 2003, alors que sa femme est enceinte du petit dernier, Louis-Philippe, M. Laliberté fait un infarctus. Un an plus tôt, il avait perdu son emploi. Le couple n’a pas d’assurance. «C’est là que tous nos problèmes financiers débutent», écrit-il.

En 2005, la mère de famille reçoit le diagnostic de fibromyalgie chronique. Deux ans plus tard, toujours à Amos, Cathie Gauthier aurait été agressée sexuellement par l’un de ses voisins. Elle ne portera pas plainte. Le couple décide alors de déménager encore, cette fois à Chicoutimi. M. Laliberté perd un autre emploi en juin 2008. Le couple a trop de dettes et doit déclarer faillite.

En décembre 2008, le couple n’a plus d’argent pour payer le loyer du bungalow de la rue Portage. «Après de longues heures de soucis et de nuits blanches», il décide de faire un pacte de suicide. M. Laliberté est visiblement en colère contre son propriétaire, qui les menace de les «mettre à la rue en plein hiver», indique-t-il dans une autre lettre adressée à ce propriétaire.

Parmi les documents saisis par la police, il y a aussi un testament dans lequel il lègue les dettes du couple et les frais funéraires aux parents adoptifs de Cathie Gauthier. Marc Laliberté y voit un juste retour des choses puisque cette famille n’a «jamais vraiment aidé» Cathie. Le couple exige aussi que les cendres de tous les membres de la famille soient mises dans la même urne «pour ne jamais être séparés». «Nous sommes partis d’un commun accord, dans l’amour», écrit le défunt père de famille. Ces documents avaient été placés bien en vue dans une chemise beige, dans la salle à manger, selon la police.

Le témoignage du technicien en scène de crime de la Sûreté du Québec, Gaétan Ringuette, se poursuit aujourd’hui. La Couronne compte faire entendre une vingtaine de témoins.

Microsoft lance un antivirus gratuit

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Le géant américain des logiciels Microsoft a lancé mardi un programme gratuit offrant une protection contre les virus et autres logiciels malveillants, téléchargeable sur son site.

«Avec Microsoft Security Essentials, les utilisateurs peuvent obtenir une protection de haute qualité facile d’accès et d’utilisation, et qui n’apportera aucune gêne», a déclaré Amy Barzdukas, responsable de la sécurité des ordinateurs personnels chez Microsoft.«Les consommateurs nous disent qu’ils veulent la protection qu’offrent les logiciels en temps réel, mais nous savons que beaucoup d’entre eux ne veulent pas ou ne peuvent pas acheter» des programmes antivirus, a ajouté Mme Barzdukas.

Parmi les spécialistes de la sécurité informatique, la société Symantec a minimisé la concurrence offerte par le programme gratuit de Microsoft, estimant qu’il ne suffirait pas à contrer les attaques les plus sophistiquées.

«Du point de vue de la sécurité, cet outil Microsoft fournit une défense réduite à un moment crucial de la lutte contre la cybercriminalité», a fait valoir Symantec qui commercialise les antivirus Norton.

les Philippines appellent à l’aide

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Le bilan de la tempête tropicale qui a balayé la capitale des Philippines, Manille, provoquant les pires inondations depuis 40 ans, est monté à 140 morts, a annoncé lundi le gouvernement qui en appelle désormais à l’aide internationale.

Le ministre de la Défense, Gilberto Teodoro a également fait état de 32 disparus et 453033 personnes déplacées.

Reconnaissant que les services de secours étaient «dépassés» par l’ampleur de la tâche, le gouvernement philippin a fait appel à «une aide humanitaire internationale (…) pour gérer les conséquences de la tempête tropicale Ketsana», a ajouté le ministre, dans un message télévisé.

«(Ketsana) représente un événement extrême qui a poussé à leurs limites nos services de secours. Mais nous ne romprons pas», a déclaré la présidente Gloria Arroyo.

«Pour le moment, nous nous concentrons sur l’aide. Nous commençons à reconstruire les infrastructures et à aider les villageois à reconstruire leurs maisons», a-t-elle ajouté.

Manille, une ville de 12 millions d’habitants, où l’état de catastrophe naturelle a été décrété, a été inondée samedi par des pluies torrentielles qui ont accompagné la tempête tropicale Ketsana.

«Nous nous concentrons sur les énormes opérations de secours. Mais le système est dépassé, les autorités locales sont dépassées», a déclaré lundi le responsable du Centre de coordination des catastrophes nationales, Anthony Golez.

«Nous avions l’habitude d’intervenir dans une ville, dans une ou deux provinces, mais cette fois, l’une après l’autre appellent à l’aide. Les moyens matériels et humains sont répartis de façon insuffisante», a ajouté M. Golez.

Samedi, neuf heures durant, la tempête Ketsana s’est abattue sur cette ville tentaculaire, où le niveau des eaux a atteint six mètres par endroits.

La désolation règne dans certains quartiers de Manille, dont 80% ont été noyés sous les eaux, selon la Croix-Rouge. Deux jours après le déluge, des quartiers restaient submergés et des habitants étaient encore bloqués au 2e étage de leur maison, selon la télévision locale.

Réfugiés dans des camps de fortune, les sinistrés manquent cruellement de nourriture, d’eau et de vêtements, ont souligné des responsables locaux.

«Nous attendons l’arrivée d’un peu plus d’aide. Nous tentons de mobiliser nos propres moyens mais nous avons besoin de beaucoup plus», a indiqué à l’AFP Armando Endaya, chef du village de Bagong Silangan, où quelque 3000 personnes ont trouvé refuge.

«Nous n’avons pas d’argent, pas de famille. Nous ne savons pas quoi faire. Nous attendons des rations alimentaires», a témoigné à l’AFP Edgar Halog, un chauffeur de minibus de 44 ans, dont la maison a été détruite.

Le gymnase où les réfugiés sont assis à même le sol sert également à entreposer des cercueils blancs, où reposent les corps de 11 victimes des inondations.

Ajoutant au chaos, le téléphone et l’électricité restaient coupés dans une partie de la ville.

Face à la situation sanitaire déplorable, les autorités font leur possible pour éviter les épidémies. «Nos équipes fournissent de l’eau et des produits sanitaires et d’hygiène dans les centres d’hébergement pour éviter l’apparition de toute épidémie», a déclaré le ministre de la Santé, Francisco Duque.

Pierre Falardeau est mort

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Le cinéaste, auteur et polémiste québécois Pierre Falardeau est décédé d’un cancer à l’âge de 62 ans.

Souverainiste réputé pour ses prises de position radicales et son langage coloré, Pierre Falardeau, né le 28 décembre 1946, a réalisé des films satiriques comme ceux de la série Elvis Gratton et d’autres beaucoup plus sérieux comme 15 février 1839, mélangeant documentaires et fiction.

Formé en anthropologie, il a réalisé son premier court métrage, Continuons le combat, en 1971, qui dresse un parallèle entre la lutte sportive et l’identité politique des Québécois.

Le film qui le fera connaître comme cinéaste engagé, Pea Soup, est sorti en 1978, après six ans de travail, sans aide de l’Office national du film et sans rémunération. Le long métrage documentaire, qui fait ressortir l’aliénation des Québécois face au pouvoir économique, a été tourné dans des usines et donne la parole aux ouvriers.

En 1981, Pierre Falardeau réalise la première des aventures comiques d’Elvis Gratton, fédéraliste grossier joué par son ami le comédien Julien Poulin.

Outre son oeuvre cinématographique, il a publié quelques essais dont La liberté n’est pas une marque de yogourt, aux Editions Stanké, en 1995, «Les boeufs sont lents, mais la terre est patiente», chez VLB éditeur, en 1999.

«Une perte pour notre nation»

« Sa mort est une perte considérable pour notre nation », a déclaré l’ancier premier ministre du Québec Bernard Landry en entrevue à RDI. Il a ajouté que M. Falardeau utilisait le cinéma de façon exemplaire pour faire valoir ses idées.

M. Falardeau a entre autres réalisé les documentaires Le Magra, Pea Soup et Speak White.

Connu pour pour son sens de la provocation et ses prises de positions pour l’indépendance de Québec, Pierre Flardeau avait aussi plublié plusieurs livres.

Bernard Landry a ajouté sur les ondes de Radio-Canada: «Je lui disais: Pierre, je pense à peu près comme toi sur à peu près tout, mais je ne le dis pas de la même manière».

Pierre Falardeau animait son propre blogue.

Les internautes réagissent sur de nombreux sites, dont Facebook et  Twitter