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Microsoft lance un antivirus gratuit

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Le géant américain des logiciels Microsoft a lancé mardi un programme gratuit offrant une protection contre les virus et autres logiciels malveillants, téléchargeable sur son site.

«Avec Microsoft Security Essentials, les utilisateurs peuvent obtenir une protection de haute qualité facile d’accès et d’utilisation, et qui n’apportera aucune gêne», a déclaré Amy Barzdukas, responsable de la sécurité des ordinateurs personnels chez Microsoft.«Les consommateurs nous disent qu’ils veulent la protection qu’offrent les logiciels en temps réel, mais nous savons que beaucoup d’entre eux ne veulent pas ou ne peuvent pas acheter» des programmes antivirus, a ajouté Mme Barzdukas.

Parmi les spécialistes de la sécurité informatique, la société Symantec a minimisé la concurrence offerte par le programme gratuit de Microsoft, estimant qu’il ne suffirait pas à contrer les attaques les plus sophistiquées.

«Du point de vue de la sécurité, cet outil Microsoft fournit une défense réduite à un moment crucial de la lutte contre la cybercriminalité», a fait valoir Symantec qui commercialise les antivirus Norton.

les Philippines appellent à l’aide

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Le bilan de la tempête tropicale qui a balayé la capitale des Philippines, Manille, provoquant les pires inondations depuis 40 ans, est monté à 140 morts, a annoncé lundi le gouvernement qui en appelle désormais à l’aide internationale.

Le ministre de la Défense, Gilberto Teodoro a également fait état de 32 disparus et 453033 personnes déplacées.

Reconnaissant que les services de secours étaient «dépassés» par l’ampleur de la tâche, le gouvernement philippin a fait appel à «une aide humanitaire internationale (…) pour gérer les conséquences de la tempête tropicale Ketsana», a ajouté le ministre, dans un message télévisé.

«(Ketsana) représente un événement extrême qui a poussé à leurs limites nos services de secours. Mais nous ne romprons pas», a déclaré la présidente Gloria Arroyo.

«Pour le moment, nous nous concentrons sur l’aide. Nous commençons à reconstruire les infrastructures et à aider les villageois à reconstruire leurs maisons», a-t-elle ajouté.

Manille, une ville de 12 millions d’habitants, où l’état de catastrophe naturelle a été décrété, a été inondée samedi par des pluies torrentielles qui ont accompagné la tempête tropicale Ketsana.

«Nous nous concentrons sur les énormes opérations de secours. Mais le système est dépassé, les autorités locales sont dépassées», a déclaré lundi le responsable du Centre de coordination des catastrophes nationales, Anthony Golez.

«Nous avions l’habitude d’intervenir dans une ville, dans une ou deux provinces, mais cette fois, l’une après l’autre appellent à l’aide. Les moyens matériels et humains sont répartis de façon insuffisante», a ajouté M. Golez.

Samedi, neuf heures durant, la tempête Ketsana s’est abattue sur cette ville tentaculaire, où le niveau des eaux a atteint six mètres par endroits.

La désolation règne dans certains quartiers de Manille, dont 80% ont été noyés sous les eaux, selon la Croix-Rouge. Deux jours après le déluge, des quartiers restaient submergés et des habitants étaient encore bloqués au 2e étage de leur maison, selon la télévision locale.

Réfugiés dans des camps de fortune, les sinistrés manquent cruellement de nourriture, d’eau et de vêtements, ont souligné des responsables locaux.

«Nous attendons l’arrivée d’un peu plus d’aide. Nous tentons de mobiliser nos propres moyens mais nous avons besoin de beaucoup plus», a indiqué à l’AFP Armando Endaya, chef du village de Bagong Silangan, où quelque 3000 personnes ont trouvé refuge.

«Nous n’avons pas d’argent, pas de famille. Nous ne savons pas quoi faire. Nous attendons des rations alimentaires», a témoigné à l’AFP Edgar Halog, un chauffeur de minibus de 44 ans, dont la maison a été détruite.

Le gymnase où les réfugiés sont assis à même le sol sert également à entreposer des cercueils blancs, où reposent les corps de 11 victimes des inondations.

Ajoutant au chaos, le téléphone et l’électricité restaient coupés dans une partie de la ville.

Face à la situation sanitaire déplorable, les autorités font leur possible pour éviter les épidémies. «Nos équipes fournissent de l’eau et des produits sanitaires et d’hygiène dans les centres d’hébergement pour éviter l’apparition de toute épidémie», a déclaré le ministre de la Santé, Francisco Duque.

Pierre Falardeau est mort

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Le cinéaste, auteur et polémiste québécois Pierre Falardeau est décédé d’un cancer à l’âge de 62 ans.

Souverainiste réputé pour ses prises de position radicales et son langage coloré, Pierre Falardeau, né le 28 décembre 1946, a réalisé des films satiriques comme ceux de la série Elvis Gratton et d’autres beaucoup plus sérieux comme 15 février 1839, mélangeant documentaires et fiction.

Formé en anthropologie, il a réalisé son premier court métrage, Continuons le combat, en 1971, qui dresse un parallèle entre la lutte sportive et l’identité politique des Québécois.

Le film qui le fera connaître comme cinéaste engagé, Pea Soup, est sorti en 1978, après six ans de travail, sans aide de l’Office national du film et sans rémunération. Le long métrage documentaire, qui fait ressortir l’aliénation des Québécois face au pouvoir économique, a été tourné dans des usines et donne la parole aux ouvriers.

En 1981, Pierre Falardeau réalise la première des aventures comiques d’Elvis Gratton, fédéraliste grossier joué par son ami le comédien Julien Poulin.

Outre son oeuvre cinématographique, il a publié quelques essais dont La liberté n’est pas une marque de yogourt, aux Editions Stanké, en 1995, «Les boeufs sont lents, mais la terre est patiente», chez VLB éditeur, en 1999.

«Une perte pour notre nation»

« Sa mort est une perte considérable pour notre nation », a déclaré l’ancier premier ministre du Québec Bernard Landry en entrevue à RDI. Il a ajouté que M. Falardeau utilisait le cinéma de façon exemplaire pour faire valoir ses idées.

M. Falardeau a entre autres réalisé les documentaires Le Magra, Pea Soup et Speak White.

Connu pour pour son sens de la provocation et ses prises de positions pour l’indépendance de Québec, Pierre Flardeau avait aussi plublié plusieurs livres.

Bernard Landry a ajouté sur les ondes de Radio-Canada: «Je lui disais: Pierre, je pense à peu près comme toi sur à peu près tout, mais je ne le dis pas de la même manière».

Pierre Falardeau animait son propre blogue.

Les internautes réagissent sur de nombreux sites, dont Facebook et  Twitter

Woodstock, 40 ans plus tard

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(Québec) Ils attendaient 50 000 personnes, ils en ont eu 400 000. Ils croyaient faire de l’argent, ils en ont perdu. Si les organisateurs du Woodstock Music & Art Fair n’ont pas récolté ce qu’ils souhaitaient, une génération a trouvé entre le 15 et le 17 août 1969 un rêve de paix et d’amour sur fond de rock’n'roll. Retour sur un événement qui demeure d’actualité 40 ans après sa naissance.

Tout commence par une petite annonce. Joel Rosenman et John Roberts publient un message dans les journaux les présentant comme de jeunes investisseurs à la recherche de projets. Michael Lang et Artie Kornfeld leur vendent une idée: «trois jours de paix et de musique» en extérieur. Leur proposition se matérialisera à Bethel, dans l’État de New York.

Les artistes réunis ont de quoi faire courir les foules. Joan Baez, Grateful Dead, Creedence Clearwater Revival, Janis Joplin, The Who, Sly & The Family Stone et Jimi Hendrix sont au nombre des vedettes. L’audacieuse aventure nécessite trois mois de préparation, ainsi qu’une relocalisation à quatre semaines de l’ouverture. Une scène de 80 pieds de largeur est créée, couronnée d’une plaque tournante permettant d’accélérer la succession des groupes. La mécanique cède toutefois rapidement, ce qui rend les pauses entre les performances interminables. Heureusement, les distractions ne proviennent pas que de la scène.

«Il y avait un super spectacle dans la foule», se remémore l’artiste Country Joe McDonald, arrivé à Woodstock la veille de l’ouverture. «J’ai marché un peu partout et vu de tout. Il y avait de ?bonnes vibrations?, comme on disait à l’époque. Il y a eu très peu d’ennuis médicaux ou autres - c’était surtout des individus qui se coupaient en marchant pieds nus. C’était fascinant de voir tous ces personnages, car dans les années 60 [...] les gens étaient très conservateurs.»

Gare à l’acide brun!

Huit fois plus de visiteurs que prévu convergent vers Bethel, provoquant un bouchon monstre de 27 km sur l’autoroute 17b. Plusieurs décident d’abandonner leur véhicule pour ne pas rater le rendez-vous. C’est que Woodstock n’est pas qu’une succession de performances. Les baby-boomers y débarquent en venant défendre leurs idéaux de paix et de liberté ? sexuelle ou autre. On fait d’ailleurs tomber la clôture, installée pour contrôler les entrées, et soudainement les 18 $ américains réclamés en prévente (24 $ à la porte) volent en poussière : le festival est gratuit! Les installations sanitaires sont débordées et on manque de nourriture. Qu’importe, les gens se lavent dans les lacs environnants, et la bonne entente règne. Les membres de la Hog Farm - la plus vieille commune à ce jour - contribuent au montage, à la restauration et à la sécurité. Leur méthode en cas d’affrontements? Une tarte en pleine figure! Ils rassurent aussi les victimes de bad trip, puisqu’en cette ère révolutionnaire, la drogue est omniprésente. «Faites gaffe à l’acide brun», préviennent les organisateurs à maintes reprises, au micro.

À travers la foule, le cinéaste Michael Wadleigh, secondé par un certain Martin Scorsese, s’affaire à tourner un documentaire qui paraîtra en 1970 et qui raflera un Oscar. C’est à ce long métrage, simplement intitulé Woodstock, qu’on doit la majorité des images ayant passé à la postérité. Et l’impression que tous les festivaliers étaient dans un état second…

«Rendu au milieu de la deuxième journée, la plupart de la drogue et de la bouffe avaient été consommées, soutient Country Joe McDonald. Il n’y avait simplement pas moyen d’aller en chercher d’autre!»

Jimi aux aurores

Dame Nature s’immisce dans les festivités, interrompant, à renfort de pluie et de foudre, plusieurs spectacles. Résultat? L’événement s’achève plus tard que prévu. La grande vedette, Jimi Hendrix, jouera en avant-midi, le lundi 18?août, alors que 320 000 personnes sont déjà parties. Son imprésario avait insisté pour qu’Hendrix donne l’ultime spectacle…

On a tenté à maintes reprises de recréer la magie de Woodstock, que ce soit au Madison Square Garden en 1979, à Saugerties en 1994 (où la clôture avait cédé encore une fois et où la pluie avait été de la partie), à l’ancienne base militaire Griffiss Air Force en 1999, avec des éclats de violence, ou, plus près de nous, à Woodstock en Beauce. Cette année, à défaut d’un Woodstock 2009, maints musiciens proposent des spectacles commémoratifs. C’est le cas des Heroes of Woodstock, bannière sous laquelle on trouve Country Joe McDonald, Ten Years After, Canned Heat et Big Brother and the Holding Company. Woodstock un jour, Woodstock toujours?

«Woodstock est encore un grand symbole de la liberté, particulièrement attirant pour la jeunesse, conclut Country Joe McDonald. Une large part de la musique est encore intéressante. On verra comment les nouvelles éditions des albums et du film seront accueillies.»

Un verdict étrange que vient de subir Microsoft

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Mardi, la nébuleuse de Redmond se faisait saler en appel par un juge texan, Leonard Davis, lequel corroborait le verdict d’un jury prononcé en mai dernier. Microsoft qui est parfois soupçonnée de vol d’idées, de concepts ou de cerveaux, du moins dans certaines tavernes, se retrouvait condamnée à verser 200 M $US à la petite boîte torontoise i4i ltée et se voyait accorder 60 jours pour cesser de vendre sur le territoire américain Word 2003 et Word 2007 dans leur forme actuelle. Pas Excel ni PowerPoint, seulement Word ! Cela parce qu’en 1998, le fondateur d’i4i avait fait breveter aux ÉU l’idée d’utiliser un fichier séparé pour décrire toutes les balises et les spécifications de mises en format particulière à un document électronique. On était alors dans les tout premiers débuts de l’implantation du Extensible Markup Language (XML).

Bien entendu, Steve Ballmer en appelle de ce jugement et, d’ici à ce que la nouvelle cause soit plaidée, il pourra continuer à vendre Microsoft Office 2003, 2007, et possiblement commencer à distribuer Office 2010. Après, dans l’éventualité où le verdict soit corroboré, le PDG pourra faire bidouiller une version “US specific” ou il pourra s’entendre s’entende financièrement avec i4i.

Pour comprendre la situation, c’est comme si à mon arrivée sur le Web en 1994-95, époque où on ne pouvait qu’imaginer le potentiel des CSS (feuilles de styles désormais préparées pour indiquer aux fureteurs comment rendre les pages Web), j’avais fait breveter cette idée chez nos voisins du sud. Étant le “ti-coune” montréalais que je suis, personne ne se serait occupé de moi, croyant au dicton “qui ne dit mot consent”. Mais aujourd’hui, après avoir poursuivi Microsoft, Adobe, Apple et consorts pour violation de brevet et je gagnerais en première et en deuxième instance.

Dans les faits, i4i a enregistré son brevet en 1998 (# 5 787 449 intitulé “Method and System for Manipulating the Architecture and the Content of a Document Separately from Each Other”) et, neuf ans plus tard (mars 2007) a déposé sa poursuite contre Microsoft. Or, en 1998, le XML 1.0 venait tout juste d’apparaître et jusque-là, on avait surtout entendu parler du SGML (Standard Generalized Markup Language), une plate-forme de présentation documentaire découlant du GML d’IBM (Goldfarb, Mosher et Lorie). Officialisé à l’Organisation internationale de normalisation (ISO) en 1986, le SGML a été le pivot, quelques années plus tard, pour le HTML et ses dérivés, des langages normalisés qui rendent possible le Triple W d’aujourd’hui.

À partir de 1998, Microsoft, Oracle, Sun et IBM (pour ne nommer que ces géantes) ont non seulement clamé du haut des plus grands podiums, leurs intentions de foncer plein tube en XML, mais elles s’y sont lourdement impliquées; qui n’a pas entendu parler de Jean Paoli, monsieur XML chez Microsoft ?

Puis, excusez les énormes raccourcis, ce fut l’adoption à l’ISO (par la peau des fesses) de la norme OOXML (Office Open XML) en juin 2008, norme XML internationale basée sur la réalité de facto imposée au fil des ans par Redmond. Autrement dit, cette méthode développée et bonifiée par Microsoft quant au format de données dans ses documents bureautiques se retrouvait standardisée universellement. Comme résultat, quand on voit OpenOffice.org, le coffret bureautique Open Source, ou Pages, le module texte de iWork (Apple) ouvrir ou enregistrer des documents en format docx (format OOXML), on assiste à une application de cette norme ISO.

Pour en revenir au verdict de l’honorable juge Leonard Davis, une réflexion s’impose. Pendant des années, on laisse un joueur agir d’une façon qui lui est propre et, dix ans plus tard, on lui approuve internationalement et officiellement sa méthode. D’autres joueurs lui emboîtent le pas et tout le monde enterre la hache de guerre. Tout le monde ? Non. Une petite firme de Toronto a regardé la situation évoluer et, à l’incrédulité générale, vient déposer un brevet démontrant qu’elle est propriétaire de ladite méthode. Ce qui signifie que pendant toutes ces années, le petit Billy a fait le mal, que ses petits amis en ont fait autant et qu’une majorité d’entre eux s’est entendue pour officialiser cet état de choses. Et là, crac, c’est Billy se fait clouer au pilori. Qu’arrive-t-il des autres ? Rien. Tout le monde se fait attraper à fumer du pot et c’est seulement le plus ancien “poteux” qui se fait punir.

Cette histoire me semble bien étrange. Est-ce que le juge a bien compris la situation ? Y a-t-il des faits qui ne sont pas apparus ? Suis-je à côté de mes pompes ? Pourquoi seulement Word ? Pourquoi pas les autres titres d’Office qui utilisent le OOXML ? Microsoft qui va en appel, a-t-elle des chances de renverser la vapeur et de s’en tirer ? Et pourquoi a-t-elle été la seule à avoir été poursuivie ? Pourquoi pas Apple ou l’organisation OpenOffice derrière laquelle se retrouve Sun et Oracle ? Vous qui me lisez, auriez-vous des explications pouvant m’aider à trouver cette histoire cohérente ?

Patrick Kane est arrêté! Gros con

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3,7 millions de dollars par an c’est vraiment être un gros con.

La jeune vedette des Blackhawks de Chicago, Patrick Kane, a été arrêté par la police de Buffalo ce matin, en compagnie de son cousin, James Kane.

Les deux hommes font face à des accusations de voies de fait et de vol sur un chauffeur de taxi qui n’aurait pas remis la monnaie après les avoir conduit à bon port.

Selon ce que rapporte la police, les deux Américains auraient donné un montant de 15$ au chauffeur alors que la facture s’élevait à 13,80$.

Toujours selon la police de Buffalo, le chauffeur leur aurait ensuite donné un dollar mais n’avait pas en sa possession les 20 sous manquants.

C’est à ce moment que Patrick et James Kane auraient frappé l’homme pour reprendre leur argent et prendre la fuite.

Le chauffeur de taxi a pour sa part été coupé au visage et ses lunettes ont été brisées.

La jeune étoile des Blackhawks de Chicago a plaidé non-coupable lors de sa comparution en cour ce matin.

Retiré chez EA Sports?

Il y a quelques années, Dany Heatley s’était vu retirer de la pochette de la populaire série d’EA Sports, à la suite de son accident d’automobile qui avait conduit à la mort de Dan Snyder.

Il avait ainsi été remplacé par Joe Sakic sur les tablettes, le jeu ayant déjà été mis en vente à l’époque.

Cette fois, le jeu n’est même pas encore sorti, il faudra donc avoir avoir à l’oeil la décision de EA Sports qui risque fort bien de choisir une autre vedette montante afin de remplacer Patrick Kane.

Voilà un geste qui pourrait coûter très cher au jeune joueur des Blackhawks.

Fredy Villanueva: un an plus tard

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Près du petit autel aménagé à la mémoire de son frère, mardi, Wendy Villanueva faisait face avec aplomb aux micros et caméras de télé braqués sur elle. Non, elle n’a pas commenté la reprise de l’enquête du coroner Sansfaçon. Oui, elle croit que les choses se sont améliorées à Montréal-Nord depuis la mort de son frère. «Mais tout le monde, y compris les policiers, doit réaliser que nous sommes des personnes, qu’on n’enlève pas la vie aux gens.»

Et puis, sa gorge s’est nouée, ses yeux se sont embués. «Ma famille est cassée en mille morceaux… On ne peut pas trouver la paix.»

Il y a un an, la jeune femme n’aurait certainement pas imaginé qu’elle deviendrait la porte-parole de sa famille endeuillée aux côtés de militants antiracisme, antirépression policière, altermondialistes, etc. Il y a un an, Wendy, 26 ans, deuxième de la famille de cinq enfants Villanueva, était mère au foyer tandis que son petit frère Fredy traînait ses 18 ans dans les parcs de Montréal-Nord après avoir terminé sa quatrième secondaire.

Le soir du 9 août 2008, Fredy Villanueva jouait aux dés avec des copains, au parc Henri-Bourassa, quand la police a interpellé son frère aîné, Dany. Dans l’altercation qui a suivi, un des deux policiers a tiré et Fredy Villanueva est mort. Le lendemain, une manifestation a viré à l’émeute. Depuis ce jour, Montréal-Nord est un centre d’attraction médiatique et politique.

Qu’est-ce qui a changé à Montréal-Nord depuis un an? «Il y a eu une brisure énorme qui a causé beaucoup de peine; on ne peut pas régler tout ça en quelques mois», dit Will Prosper, de Montréal-Nord Républik.

Brunilda Reyes, des Fourchettes de l’espoir, est d’accord. «Mais on sent que les gens commencent à prendre leur place.» Des citoyens prennent la parole pour s’opposer, par exemple, à des décisions municipales. «On ne voyait pas ça avant.» La campagne électorale municipale de novembre, où Mme Reyes se présentera pour la première fois à titre de candidate, promet d’être fébrile. D’autant plus que le maire sortant, Marcel Parent, ne se représentera pas.

L’année a été chargée pour celle qui s’est retrouvée sur le devant de la scène à cause de son engagement dans le quartier depuis 10 ans. Un an plus tard, elle fait son bilan. «J’ai retenu que je n’étais pas assez à l’écoute des gens, dit-elle pourtant. Il y a des choses que je n’avais pas vues.»

Prendre sa vie en main

D’abord resto populaire, les Fourchettes de l’espoir a élargi son mandat pour accompagner les gens du quartier qui veulent prendre leur vie en main. En avril, la première cohorte de Ma seconde chance, un programme financé par le fédéral et qui s’adresse aux décrocheurs de 20 à 30 ans, s’est installée dans ses locaux pour six mois.

Dans la salle à manger des Fourchettes, rue Pascal, Karl Sauvageau, Melissa Fernandez et Mohammed Hak prennent une pause avant le lunch. Il y a un an, Karl Sauvageau travaillait, de nuit, dans un entrepôt réfrigéré. «Rien de très valorisant», dit l’homme de 23 ans, qui avait abandonné le cégep. Melissa Fernandez, 21 ans, au chômage, venait de déménager rue Pascal. Et Mohammed Hak, 24 ans, avait côtoyé la pauvreté pendant quatre mois au Cambodge, une expérience «qui lui a permis d’ouvrir les yeux sur une autre pauvreté, à Montréal».

Montréal-Nord, quartier dangereux? «Mais non, disent-ils. Il y a des jeunes plein les parcs, c’est plein de vie», dit Mohammed. «Ceux qui disent que c’est dangereux ne savent pas de quoi ils parlent; il faut changer les perceptions», enchaîne Melissa. Karl retient que l’argent et le parrainage existent pour démarrer une entreprise ou simplement pour réinventer sa vie, qu’il ne reste qu’à les utiliser.

Un an plus tard, Karl Sauvageau a trouvé sa voie: il retournera au cégep pour devenir intervenant en santé mentale. Melissa Fernandez, elle, suivra un cours de coiffure. Mohammed Hak continuera en cuisine et rêve d’ouvrir son propre restaurant.

Le quartier change tranquillement. Le Canadien y construira une patinoire, le groupe Simple Plan financera une maison de jeunes, de nouveaux groupes communautaires lancent des projets. «Ce n’est pas plus facile, mais les bailleurs de fonds nous écoutent davantage», dit Mme Reyes.

Et Wendy Villanueva a aussi décidé de reprendre les études. «Je deviendrai architecte-paysagiste», dit-elle. Ses frères et soeurs feront bientôt des commentaires publics sur la reprise de l’enquête du coroner cet automne. Ils habitent près de leur mère, à l’est de Montréal. «Ma mère trouve toujours ça très difficile, elle a de la difficulté à sortir de la maison», dit Wendy Villanueva. Mais elle sera là, demain, pour la marche en mémoire de son fils.